Fizahan-teny

Ohabolana : biby

Ohabolana Aretina tsy miohatra ny boka, biby tsy miohatra ny mamba. [Veyrières 1913]
Dikanteny frantsay Pas de maladie pire que la lèpre, ni d'animal pire que le caïman. [Veyrières 1913 #1944]
Fanazavana frantsay Se disait des choses excessives, comme les malheurs. [Veyrières 1913]

Ohabolana Biby tsy mandeha tsy amin' ny lohany, hazo tsy maniry tsy amin' ny fakany. [Rinara 1974 #897]
Biby tsy mandeha tsy ny lohany ; hazo tsy maniry tsy ny fakany ; rano tsy mita tsy ny fandrana. [Veyrières 1913 #965, Cousins 1871 #764, Nicol 1935 #319]
Mañalihale biby an-davake. [Poirot & Santio: Vezo]
Dikanteny frantsay Chercher un animal dans son trou. [Poirot & Santio: Vezo]
L’animal ne marche que la tête en avant, l’arbre ne pousse que grâce à ses racines, l’eau ne s’écoule que par un canal. [Nicol 1935 #319]
Un serpent ne va pas sans sa tête, un arbre ne pousse pas sans ses racines, l' eau ne franchit pas un fossé sans qu' un tronc de palmier creusé lui serve de conduit. [Veyrières 1913 #965]
Fanazavana frantsay Chercher des problèmes. [Poirot & Santio: Vezo]
Se disait des enfants et des inférieurs que des gens malveillants montaient contre leurs parents ou leurs chefs et détachaient d' eux. [Veyrières 1913 #965]

Ohabolana Biby tsy miohatra ny mamba. [Cousins 1871, Houlder 1895, Veyrières 1913, Rinara 1974]
Dikanteny frantsay Aucun animal ne surpasse le caïman. [Houlder 1895]
Le caïman est le plus fort des animaux, aucun autre ne saurait le vaincre. [Veyrières 1913 #197]
Fanazavana frantsay Donc, n' en cherchez pas, ne demandez pas l' impossible. [Houlder 1895]
Paroles du roi Andrianampoinimerina passées en proverbe, pour signifier la force ou la puissance du souverain ou de toute autre personne. [Veyrières 1913 #197]

Ohabolana Hitako biby, fa iniako arahabaina, fa matahotra azy aho. [Veyrières 1913 #766]
Dikanteny frantsay Je vois la bête et je la salue, car je la redoute. [Veyrières 1913 #766]
Fanazavana frantsay Se disait des petits qui étaient dévorés par les grands et devaient les remercier de cet honneur, de peur que pis encore ne leur arrivât. [Veyrières 1913 #766]

Ohabolana Izaho tsy mahalala biby afa-tsy ny sahona. [Houlder 1895 #1219, Veyrières 1913 #6357]
Dikanteny frantsay Je ne connais pas d' autres bêtes que les grenouilles. [Veyrières 1913 #6357]
Je ne m' occupe que d' une sorte de bêtes, les grenouilles. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Il ne faut faire qu' une chose à la fois. [Houlder 1895]
Paroles des entêtés, parce que les grenouilles, à cause de leurs coassements continuels, étaient la figure des disputes sans fin. Autre sens : ne s'occuper que d' une seule chose. [Veyrières 1913]

Ohabolana Lozoka toa hisy biby, rano toa hisy mamba, raha ny fo itokisana no lany. [Rinara 1974 #1820]

Ohabolana Mahatsiravina hoatry ny biby masiaka. [Veyrières 1913 #428]
Dikanteny frantsay Ce sont des guerriers aussi redoutables que les bêtes féroces. [Veyrières 1913 #428]

Ohabolana Mahita vola alohañi ty biby. [Poirot & Santio: Vezo]
Mahita volana alohan' ny biby. [Veyrières 1913 #353, Rinara 1974 #1890, Cousins 1871 #1430, Houlder 1895]
Dikanteny frantsay Répandre de faux bruits et en remontrer aux sages et aux chefs, c' est comme si on prétendait voir la lune avant les animaux. [Veyrières 1913 #353]
Voir la lune avant les animaux. [Poirot & Santio: Vezo, Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Être vantard. [Poirot & Santio: Vezo]
Les Malgaches croyaient que les animaux apercevaient la lune avant les hommes, aussi appelaient-ils le second jour de la lune : le jour où les animaux voient la lune hitam-biby ny volana ; ce proverbe dans son sens général signifiait : prétendre en remontrer à plus habile que soi. [Veyrières 1913 #353]
Se dit de quelqu' un qui discourt sur une chose dont il ne sait rien. Les Malgaches croient que les animaux, ayant meilleur vue, voient la nouvelle lune dès le second jour du mois, alors qu' eux mêmes ne l' aperçoivent que le troisième. [Houlder 1895]

Ohabolana Mamono biby tsy mahafate ka ifoterañi ty tsikohiñe. [Poirot & Santio: Vezo]
Mamono biby tsy mahafate ka ifotorañe ty ramboñe. [Poirot & Santio: Vezo]
Mamono biby tsy mahafaty ka ifoteran' ny rambony. [Rinara 1974 #1953]
Namono biby tsy nahafaty ka nifoteran' ny rambony. [Rinara 1974 #176]
Dikanteny frantsay Frapper une bête qui ne meurt pas, la queue se retourne. [Poirot & Santio: Vezo]
Tuer une bête qui ne meurt pas sur le coup, la queue se retourne. [Poirot & Santio: Vezo]

Ohabolana Ny bibilava moa tsy mba biby mety ho namana. [Veyrières 1913 #5713]
Dikanteny frantsay Le serpent n'est pas un animal avec lequel on puisse se familiariser. [Veyrières 1913 #5713]
Fanazavana frantsay Les Malgaches avaient une horreur instinctive des serpents. pas d' une excuse il faut lui donner un enfant. Le songomby était un animal fabuleux qui ressemblait à un cheval ; il était très redouté. Ce proverbe se disait des gens cruels et exigeants. [Veyrières 1913 #5713]

Ohabolana Ny kibibibiby dia ny ankizy ihany no matahotra, fa raha tena biby dia mihararetra koa ny lehibe. [Rinara 1974]

Ohabolana Nitady toko ka sendra vato, nitady biby ka tojo mamba. [Rinara 1974 #2791]

Ohabolana Tsy mety raha maniry biby maro soratra, ka nony tonga tsiravin' endrika. [Rinara 1974 #4635]
Tsy mety raha maniry biby maro soratra, ka nony tonga, tsy tian-kozahana. [Veyrières 1913 #5347, Cousins 1871]
Dikanteny frantsay Désirer des animaux bigarrés, et ne pas vouloir les voir quand ils sont arrivés, cela ne convient pas. [Veyrières 1913 #5347]
Fanazavana frantsay Se disait des gens fantasques et capricieux. [Veyrières 1913 #5347]

Ohabolana Tsy mety raha saro-taho-biby, ka tia katsakatsaka. [Veyrières 1913 #5736, Rinara 1974 #4674, Cousins 1871 #3486]
Dikanteny frantsay Quand on a peur des bêtes, il ne faut pas courir partout dans le désert et la forêt. [Veyrières 1913 #5736]
Fanazavana frantsay Il ne faut pas s' exposer au malheur. [Veyrières 1913 #6308]

Fizahan-teny