Fizahan-teny

Ohabolana : kiady

Ohabolana Mitsangam-poana toa kiady. [Houlder 1895 #818, Veyrières 1913 #5710, Rinara 1974 #2500, Cousins 1871]
Dikanteny frantsay Être debout sans rien faire comme un épouvantail. [Houlder 1895]
Se dresser inutilement comme un poteau disant un interdit. [Veyrières 1913 #5710]
Fanazavana frantsay Se disait souvent des gens pauvres et oisifs qui portaient de beaux vêtements. [Veyrières 1913]

Ohabolana Mpanalo aho, fa tsy tompon' ny teny ; kiady aho, fa tsy tompon' ny saha. [Veyrières 1913 #3411]
Dikanteny frantsay Je suis entremetteur et non pas maître de l' affaire ; je suis le poteau surmonté de paille qui garde et protège le champ et non le propriétaire. [Veyrières 1913 #3411]
Fanazavana frantsay Paroles dites par les gardiens, les intendants et les chargés d'affaires. [Veyrières 1913 #3411]

Ohabolana Natsangako kiady, nazerany, nalahatro vato, nakorontany, koa veloma ry tantely lava, masina ry tantely fohy, fa lany haika izaho havanareo. [Rinara 1974 #2771]
Natsangako kiady, nazerany ; nalahatro vato, nakorontany; veloma, ry tantely lava; masina, ry tantely fohy, fa lany haika aho. [Cousins 1871 #2097]

Ohabolana Ny tsara sarotro tsy mba lena, ny tsara kiady tsy mba hanin' omby voly. [Veyrières 1913 #820, Cousins 1871]
Dikanteny frantsay Celui qui est muni d' un bon capuchon n' est pas mouillé, celui dont la propriété est protégée par un bon poteau de défense n' a pas ses champs dévastés par les boeufs. [Veyrières 1913]
Fanazavana frantsay On n' a rien à craindre quand on possède un bon protecteur. [Veyrières 1913 #820]

Ohabolana Ny varavarana anton' ny trano, ny vavahady anton' ny vohitra ary ny kiady anton' ny saha. [Rinara 1974 #3358]
Ny varavarana no anton' ny trano, ny vavahady no anton' ny vohitra, ny kiady no anton' ny saha. [Veyrières 1913 #242, Nicol 1935 #17, Houlder 1895]
Dikanteny frantsay La porte est la protection de la maison, le portail celle de la ville et de son fossé, le poteau de défense celle de la campagne plantée d' arbres. [Veyrières 1913 #242]
La porte garde la maison ; l’entrée du fossé garde le village; la borne rustique garde le champ. [Nicol 1935 #17]
Sans portes il n' y a pas de vraie maison; sans portail, il n' y a pas de village; sans perche (de défense) il n' y a pas de champ. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Ce proverbe se disait à l' honneur du souverain, des seigneurs et des chefs de famille, représentés par ces comparaisons ; il signifiait aussi que chacun a son protecteur et son guide. [Veyrières 1913 #242]
Pour prendre possession d' un terrain, on y plante une perche avec une poignée d' herbe au bout, et c' est ce qu' on appelle un "kiady"; le "kiady", dans un champ ou sur un chemin, marque aussi une défense, et par extension, ce mot signifie: protecteur, bouclier, sauvegarde. [Houlder 1895]

Ohabolana Raha papango no maty, mifaliahavanja ny akoho, fa raha olo-manga no lasa, very kiady ny madinika (na manganohano ny madinika). [Rinara 1974 #236]

Ohabolana Tsy miteny fa mahatahotra ohatra ny kiady. [Rinara 1974]
Tsy miteny ka mahatahotra, toy ny kiady. [Veyrières 1913 #693, Cousins 1871 #3552]
Dikanteny frantsay Sans parole et cependant redoutable, comme le bâton surmonté d' une touffe d' herbe qui sert à marquer une défense ou une prise de possession. [Veyrières 1913 #693]
Fanazavana frantsay Se disait des chefs qui ne parlaient pas, mais dont la présence suffisait pour mettre une affaire en train. [Veyrières 1913 #693]

Ohabolana Voly vita kiady ka sarotra atao hitsin-dalana. [Rinara 1974]

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