Fizahan-teny

Ohabolana : venty

Ohabolana Adaladala manam-benty, ka izay hita rehetra venty avokoa. [Houlder 1895 #1633]
Adaladala nanam-benty: izay hita rehetra venty avokoa. [Veyrières 1913 #2049, Cousins 1871 #4]
Randranobe nanam-benty, ka izay zavatr' olona mandalo : nday ho ahy venty avokoa. [Veyrières 1913 #1928]
Dikanteny frantsay Bête comme celui qui n' a que seize sous, et tout ce qu' il voit, il veut l' avoir pour seize sous. [Veyrières 1913 #2049]
Un sot qui avait (un morceau d' argent de) quatre-vingts centimes, tout ce qu' il voyait, il croyait que le prix en était de quatre-vingts centimes. [Houlder 1895]
Vieille qui n' a que seize sous : tout ce qu' elle voit, elle le veut pour seize sous. [Veyrières 1913 #1928]
Fanazavana frantsay Avant la conquête, la monnaie employée à Madagascar n' était autre chose que des morceaux d' argent de toutes grandeurs que l'on obtenait en coupant des piastres ou pièces de 5 francs. Pour savoir la valeur exacte de ces morceaux, il fallait les peser. [Houlder 1895]
Se disait des gens à idée fixe, des imbéciles ayant une marotte. [Veyrières 1913 #1928]
Se disait des simples d' esprit. [Veyrières 1913 #2049]

Ohabolana Aza vokin' ny hodiny sao tsy misy hasiana ny ventiny. [Rinara 1974 #826]

Ohabolana Dedaka tonga rafozana, ka trano bongo ka asiam-pandri-baratra; akoho ka nindramam-pamaky; vola venty ka ampanjanahina; eranambatry ka atao telo fonosana. [Houlder 1895]
Dedaka tonga rafozana : trano bongo ka asiam-pandri-baratra ; akoho ka nindramam-pamaky ; vola venty ka ampanjanahina ; eranambatry ka atao telo fonosana. [Veyrières 1913 #1442]
Dikanteny frantsay Fanfaron qui reçoit ses beaux-parents : il n' a qu' une cabane et il y met un paratonnerre ; il n' a qu' un poulet et il emprunte une hache à découper ; il n' a que 80 centimes et il les prête à intérêt ; il n' a qu' un sou et il l' enveloppe trois fois. [Veyrières 1913 #1442]
Un vantard recevant la visite de ses beaux-parents: sa maison n' est qu' une cabane et il y met un paratonnerre; il n' a qu' un poulet (à offrir), et il emprunte une hache (comme s' il avait du bœuf); il n' a que quatre-vingts centimes, et il les prête à intérêt: un sou, et il l' enveloppe trois fois. [Houlder 1895]

Ohabolana Ebo natao tsy mba ventiny. [Rinara 1974 #1020]

Ohabolana Fisoitrafo nitonoan-kena : menaka kely no anjarany fa ny ventiny tsy ananany anjara. [Rinara 1974 #79]

Ohabolana Lamban' Ikaladala : kirobo raviny, venty am-pantaka, roanambatry vita. [Rinara 1974 #1709]
Lamban' Ikaladedaka : kirobo ravina, venty am-pantaka ; roa-nambatry vita. [Houlder 1895 #855, Veyrières 1913 #1766]
Dikanteny frantsay La toile tissée par celle qui se vante: les fibres en valent 1 fr. 25, quand elles sont sur le métier elles valent 0 fr. 80, et quand elle est finie elle ne vaut plus que deux sous. [Houlder 1895]
Toile tissée par Ikaladedaka, celle qui se vante : les fibres valent 1,25 ; sur le métier elles valent 0,80 et quand la toile est finie elle vaut deux sous. [Veyrières 1913 #1766]
Fanazavana frantsay Son travail, au lieu d' augmenter la valeur de la matière, ne fait que la gâter. [Houlder 1895]

Ohabolana Nahoana aho no teren-doza roa hoatry ny venty latsaka erany? ny vato mizana hanindry, ny akotry hanindry. [Veyrières 1913 #2636]
Nahoana aho no teren-doza roa ohatra ny venty latsaka erany : ny vato-mizana hanindry, ny akotry hanindry ? [Cousins 1871]
Nahoana re no teren-doza roa ohatra ny venty latsaka erany : ny vato mizana hanindry, ny akotry hanindry? [Rinara 1974]
Dikanteny frantsay Pourquoi suis-je accablé par deux malheurs, comme une pièce de quatre-vingts centimes moins la soixante-douzième partie de la piastre? j' ai à porter le poids de la balance et celui des grains de riz. [Veyrières 1913 #2636]
Fanazavana frantsay Se disait d' un double malheur. [Veyrières 1913 #2636]

Ohabolana Raharahan' i Mantasoa, ka ny miera maty venty, ary ny mandeha fotsiny mandoa loso. [Veyrières 1913 #393]
Raharahan' i Mantasoa, mandeha tsy miera, maty loso ; mandeha miera, maty venty. [Veyrières 1913 #393]
Raharahan' Imantasoa: ny miera mandoa venty, ny mandeha fotsiny maty loso. [Houlder 1895]
Raharahan' Imantasoa : ny miera maty venty, ny mandeha fotsiny maty loso. [Rinara 1974 #3646]
Raharahan' i Mantasoa: ny miera maty venty, ny mangala-dia maty loso; ny mitoetra lany lamba aman-tsalaka. [Veyrières 1913 #393, Cousins 1871, Rajemisa 1985]
Dikanteny frantsay Corvée de Mantasoa : ceux qui s' absentent avec permission sont à l' amende de seize sous, et ceux qui s' absentent sans permission sont à l' amende d' une demi-piastre. [Veyrières 1913 #393]
Le travail à Mantasoa: ceux qui demandent une permission payent quatre-vingts centimes; et ceux qui s' absentent sans permission payent deux francs cinquante. [Houlder 1895]
Mantasoa : ceux qui s' absentent avec permission sont à l' amende de seize sous ; ceux qui s' absentent sans permission sont à l' amende d' une demi-piastre ; ceux qui sont présents usent au travail leur lamba et jusqu' au salaka qui entoure leurs reins. [Veyrières 1913]
Fanazavana frantsay Au temps de Ranavalona 1ère il existait à Mantasoa (à 60 km. à l' est de Tananarive) de grands ateliers établis par J. Laborde pour le compte du gouvernement malgache. Des centaines d' ouvriers (jusqu' à 1500, dit-on), y fondaient des canons, y fabriquaient des poteries, etc. Des chrétiens persécutés y étaient aussi employés et ce n' est peut-être qu' à ces derniers que s' appliquaient les dures mesures qui ont passé en proverbe. [Houlder 1895]
La corvée dans les ateliers royaux de Mantasoa était particulièrement pénible ; le proverbe se disait de toute corvée dure et pénible : le français Laborde avait construit à Mantasoa à 40 km de Tananarive, des ateliers royaux où l'on faisait des armes. [Veyrières 1913 #393]

Ohabolana Varo--bomanga-dRenitsiambizo : mafana tsy lafo venty, ka masiso vao iraimbilanja. [Rinara 1974]
Varo-bomangan-Renitsiambizo : mafana, tsy lafo venty ; ka masiso, vao lafo iraimbilanja. [Cousins 1871]

Ohabolana Venty no ananana, ka ny kirobo telon' ny olona no tsy ahaiza-miaina. [Rinara 1974 #4932]

Ohabolana Voamena maninana ny venty, ka mahandrasa fa vao am-pahefany. [Rinara 1974 #4985]

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