Teny iditra Andrianierenana Lazare
Sokajin-teny anaran-tsamirery (olona) [fitanisana]
 [Lazare Andrianierenana] est un brigadier des douanes à la retraite depuis presque 30 ans. Celui que ses collègues appelaient affectueusement « baba » était un modèle de rigueur et de vertu dont on a terriblement besoin aujourd’hui dans les différents corps de métiers de l’Etat. Lui qui n’a connu que l’enseignement primaire avant de devoir entrer dans la vie active s’était donné comme but de réussir l’éducation de ses enfants. Le petit douanier et sa tendre épouse, Lucie, en auront au total 13 qui seront tous titulaires du baccalauréat au minimum. C’est le jour du succès à l’examen du baccalauréat de sa petite dernière que Lazare Andrianierenana a écrit les premiers vers de son testament : mon décès ne doit pas être synonyme de tristesse, ce doit être une fête car il s’agit de glorifier le Seigneur qui m’a permis d’élever mes enfants.

Ainsi, enfants, parents et amis se sont conformés à cette volonté samedi pour apprécier le talent caché du défunt. Les morceaux de jazz et de « kalon’ny fahiny » (variétés traditionnelles) étaient, en effet, entrecoupées par les fables de La Fontaine récitées tour à tour par ses fils. Il s’agit en fait des traductions intégrales en langue malgache des œuvres du célèbre auteur français.

« La cigale et la fourmi », « le corbeau et le renard », « le loup et l’agneau », « le lièvre et la tortue »… et bien d’autres poèmes ont fait découvrir aux jeunes une facette de la culture d’antan qui entretenait la morale et le bon sens tout court. Cette soirée particulière devenue foncièrement culturelle a permis à l’assistance d’apprécier le chef d’œuvre de Lazare Andrianierenana. On ne sait pas s’il a traduit la totalité des 240 fables de La Fontaine, ce dont on en est sûr est la qualité exceptionnelle des poèmes traduits dont une bonne partie sont dans la mémoire de ses enfants. ... [Gazette Grande Île ]

Voambolana 

Nohavaozina tamin' ny 2020/07/31