Teny iditra odi-fery
Sokajin-teny anarana
Famaritana frantsay (de fery : plaie, blessure ; du malais paru). Dans le Betsileo on prononce souvent fere. Bien qu'il s'agisse essentiellement des plaies et blessures accidentelles, on leur assimile souvent les lésions de la peau et des muqueuses dues à diverses maladies. (Voir aussi odi-dridra). Les blessures récentes et de cicatrisation facile s'appellent moraim-pery (de mora : facile) tandis que les blessures infectées s'appellent saro-pery (de sarotra : difficile) ou encore feri-maimbo (de maimbo : malodorant, puant). Dans tous les cas, on commence par nettoyer la plaie avec une solution désinfectante. Cette opération s'appelle fanasam-pery (de sasa : action de laver, de nettoyer). Les anciens employaient beaucoup comme désinfectant les ranomena (littéralement : « eau rouge »), liquides résultant de la distillation des os verts accompagnés de diverses plantes aromatiques. En cas de plaies infectées, on faisait des lotions fréquemment renouvelées avec la décoction de diverses plantes, notamment le borona et le tambitsy. En cas de petites blessures ou d'écorchures en cours de route, on se contente de mâcher les feuilles fraîches d' aviavy, de kelihomandrà ou de satrikoazamaratra (ce dernier considéré comme le plus spécifique) et de les appliquer sur la plaie. [Boiteau 1997]
Voambolana 

Nohavaozina tamin' ny 2020/06/28